Le gouvernement confie une mission sur l’intelligence artificielle au député Cédric Villani

image dediée

Le secrétaire d’État au Numérique, Mounir Mahjoubi, a annoncé ce week-end qu’il venait de confier une mission d’information au député LREM (et célèbre mathématicien) Cédric Villani. L’objet ? L’intelligence artificielle. Sujet sur lequel un épais rapport avait déjà été remis au précédent gouvernement, en mars dernier.

Le parlementaire, lauréat de la Médaille Fields 2010, dispose de trois mois pour remettre ses conclusions à l’exécutif. Mounir Mahjoubi souhaite proposer à terme « une stratégie pour les prochaines années, définir si un débat national doit être mené et sur quels sujets », rapporte le JDD. Avec une interrogation clé : « Comment les Français peuvent‑ils se préparer à penser ce nouveau monde qui arrive ? »

Le développement de l’intelligence artificielle suscite en effet beaucoup d’espoirs, mais aussi des craintes : gains de compétitivité, problématique des « robots tueurs », risque de destruction d’emplois, protection des données personnelles, etc.

Le secrétaire d’État au Numérique a confié, toujours au JDD, s’être dirigé vers Cédric Villani pour sa « méthode de travail, du fait de son métier de mathématicien, assez hétérodoxe et complète ». « J’avais besoin de trouver un partenaire qui pense différemment qu’au gouvernement », a-t-il ajouté.

Trois mois pour de nouvelles recommandations sur l’IA

« Si on prive les Français d’une réflexion sur le sujet, il y aura un déni de démocratie » a poursuivi Mounir Mahjoubi. L’ancien président du Conseil national du numérique (CNNum) semble néanmoins oublier que le gouvernement de Bernard Cazeneuve avait confié en janvier dernier à France Stratégie et au CNNum le soin de co-piloter plusieurs groupes de travail chargés de définir… « les orientations stratégiques de la France dans le domaine de l’intelligence artificielle ».

Un rapport avait ainsi été présenté fin mars à l’exécutif (voir notre article), d’où était ressorti un premier lot de recommandations : inciter les entreprises à intégrer des « briques » d’intelligence artificielle, viser une transformation d’envergure de la formation tout au long de la vie, poursuivre le mouvement d’ouverture des données publiques et approfondir celui de la circulation des données, etc.

nextinpact